samedi 22 février 2014

La première semaine

Cette fois, c'est la bonne: on vous parle de notre première semaine ici (Laeti a même pris des notes dans son agenda pour ne rien oublier)! Ne vous étonnez pas d'éventuels changements de style, cet article à été écris à 4 mains sur plusieurs jours.

ATTENTION: Préparez-vous un café/thé (selon votre obédience) avant d'entamer la lecture, parce que c'est long!


Vendredi 31 janvier:

Après être arrivée à la colocation, pris possession de la chambre et vidé nos valises, il était l'heure de diner. Direction K'road (de son vrai nom Karangahape road, mais bon, c'est long et personne ne l'appelle comme ça), la rue commerçante la plus proche. Après ça, nous nous sommes un peu baladés dans les environs, mais complètement claqués, nous sommes rentrés pour une bonne sieste.
Au réveil, Monica nous a prévenue qu’une soirée de départ pour un Français de l’étage du dessus aurait lieu le soir même. La consigne étant d’apporter quelque chose de typiquement Français à manger. Et c’est là qu’on se rend compte des clichés véhiculés: LE costume de la soirée était composé d’une fine moustache, d’un béret et d’une marinière; tout le monde a apporté du vin - même si la Nouvelle Zélande produit presque autant de vin ; et pour finir, le plat principal était du fromage. Et nous avons donc bu dès notre première soirée :) Bon on vous rassure: ça a péniblement duré deux heures. Vers 22h, après un verre et demi la fatigue a eu raison de nous et on est monté se coucher (intervention de Laeti : dans mon souvenir, on n’a même pas tenu jusqu’à 22h : à 21h on baillait à s’en décrocher la mâchoire, et une demi-heure plus tard on était au lit). Pour se réveiller (comme ça sera notre quotidien pour les trois ou quatre premiers jours) à 4h du matin, et lutter un peu péniblement pour rester endormi pour plus de 30 minutes consécutives. Bref, les joies du décalage horaire.


Samedi 01 février: 

Nous attaquons donc le samedi de bonne heure. Et nous profitons d’une matinée bien ensoleillée pour faire le tour des environs et partons plus précisément en recherche de magasins pour faire les courses utiles… Une carte à la main :-) - Enfin, c’est surtout Laeti, plus “réaliste” et dotée d’un sens de l’orientation ainsi que des ordres de grandeurs plus “perspicace” que Jérôme, qui a la carte en main. (NDA: c’est Jérôme qui écrit). Nous voilà donc revenu avec les différents indispensables du début: de l’huile au produit vaisselle (intervention de Laeti : ben non Jé, le produit vaisselle il est gracieusement fournis par la colocation, comme le PQ ! Une vrai auberge de jeunesse, je vous l’avait dit !) en passant par la confiture. Ensuite: une sieste ;).


La "Sky Tower", située en plein Auckland Central, notre repère pour nous orienter dans la ville

Le vieux (mais genre "très vieux") cimetière, raccourci qu'on emprunte régulièrement pour rejoindre K'road

Vieux au point que la nature reprend son dessus

Les escaliers qui mènent à St Kevins, depuis le parc Myers (on vous a dit que la ville est assez pentue?)

La Sky Tower, notre repère
Une fois reposés, nous repartons dans Queen Street (la rue commerçant, une des plus pentue d’Auckland pour ce qu’on a pu en voir) en direction du port ou se trouve Britomart, le service de transport public. Monica, notre fournisseuse de bons plans, nous avait conseillée de faire une Hop Card, qui permet de prendre gratuitement certains bus. Renseignement pris, la carte (payante une bouchée de pain) est un genre de carte Proton, utilisée pour payer les bus, train et ferrys. Et effectivement, les bus rouges (qui ne font que descendre et monter Queen Street, mais vu comment la rue monte, c’est une bonne chose) sont gratuits avec la carte.
Une rue perpendiculaire à Queen Street (on vous a dit que c'était pentu, Auckland?)
Content d’avoir expédié une formalité, et rassurés de savoir qu’on peut maintenant facilement se déplacer, nous remontons tranquillement la rue commerçante, et en profitons pour effectuer quelques achats plus personnels (pyjamas et chaussures, en bref des indispensables qui n’ont pas trouvé place dans nos 30kg de bagages).


Dimanche 02 février:

Dimanche, de nouveau d’attaque assez tôt, nous partons visiter le port de bon matin. Auckland dispose de deux ports. L’un industriel pour les gros tankers et le déchargement de conteneur et un second de bateaux de plaisance de taille “moyenne”, et pour beaucoup de catégorie supérieure tant au niveau du prix que du confort. Nous n’avons par contre pas vu de bateau de pêche mais nos pas nous dirigent vers ce qui semble être le marché au poisson du port… Mais il s’avère au final être assez petit : une seule boutique vend du poisson frais à la découpe, bien que cette boutique ne soit pas petite en soi, elle s’avère relativement petite par rapport à la taille du port.
Le Ferry Building, l'embarcadère du port d'Auckland

Vue dur Devenport depuis le port
Bateau traditionnel
La mignonne petite guérite d'information sur le port
la skyline aucklandaise
Premier barbotage! (Laeti contente)
 

Auckland ne semble pas être la ville au port de pêche. Ou alors nous ne l’avons pas encore trouvé. Auckland reste une très grande ville, avec de très nombreux quartiers - prononcez “suburbs” - et il est fort probable que dans certains de ces quartiers se cache l’un ou l’autre port de pêche, n’ayant pas encore de voiture, tout cela reste fort loin pour nous. (Intervention de Laeti : en fait, il faut s’imaginer Auckland comme une province chez nous : par exemple, la province de Namur, avec bien sur la ville de Namur (Auckland central), entourée de pleins de petits villages (les suburbs) comme Bouge ou Jambes. La différence, c’est qu’on passe d’un suburb à l’autre sans vraiment s’en rendre compte, un peu comme on passe de Bruxelles à Eterbeeck.)

Nous rentrons à l’appart en prenant les quartiers de l’Est du centre. Il y a là de très nombreux et grands parcs (Albert Park, Auckland Domain, …). D’une manière générale, Auckland est une ville très verte. Du fait que les kiwis n’ont pas nos problèmes d’européen en ce qui concerne la place disponible, ils y ont mis de nombreux parcs, de manière similaire au Canada pour ceux qui y sont allés. 
Il y a des petits parcs très calmes et très verts un peu partout dans la ville...
... avec des arbres immenses! Si vous regardez bien, vous verrez Laeti assise sur une branche, pour avoir une petite idée de l'échelle (normalement, en cliquant sur la photo elle s'affiche en gros plan)
Par contre, les parcs d’Auckland ont de vieux arbres - ce qui était relativement peu le cas au Canada. Les plus imposants de ces arbres ne pousse pas très haut (4 ou 5m) mais au contraire s’étende sur une plus grande surface au sol.
Un autre géant dans le parc Albert
Et, parfois, la ville s'adapte
Le parc Albert, lui aussi en plein centre ville, juste à côté du quartier des affaires de la Sky Tower, et pourtant si calme.
Vue sur la tour de l'horloge de l'Old Art Building. Le parc Albert longe le campus universitaire.
Des arbres centenaires, mais malgré tout l'emprunte british est présente, avec des espaces entretenus au millimètres, et des géraniums.
Mélange de styles

De plus, à Auckland, vous êtes surpris, par le nombre d’oiseaux. Ce n’est pas tant la variété importante que leur nombre et leur habitude du contact avec l’homme qui frappent. Vous me direz, en Belgique y a déjà les pigeons. Oui. Ici aussi. Mais il y aussi plein de petits moineaux. À 1 m de vous qui viennent quémander une miette de pain ou un grain de riz (souvent issus de nos sushi : nos “hamburgers” pour le moment - Laeti est heureuse :) ).
Ballade bucolique dans Auckland Domain, le plus grand parc de la ville
Petit repos bien mérité dans Auckland Domain...
... au pied d'un chêne, et entourés de moineaux, mouettes et goëlands
Auckland Domain, le parc par lequel nous avons terminé notre ballade, se trouve juste en face de la Faculty of Health Sciences où va travailler Jérôme, on profite donc du retour pour faire le repérage du trajet qu'il effectuera pour aller au boulot.
Yeeeeaaaaaah!

Mardi 04 février:

A peine Jérôme a-t-il commencé le boulot que Peter, son patron, nous invite à un BBQ chez lui. Il passe nous prendre vers 19h pour nous conduire chez lui. Il y a bien sur Rosemary, la femme de Peter ; mais aussi Rémi un collègue de Peter de Perpignan et sa femme Marise, toute contente de pouvoir parler en français avec nous (depuis 4 semaine qu’elle était là, son anglais plus que basique ne lui avait pas permis de dialoguer beaucoup avec le monde ) ; Mégane, une post-doc Sud-Africaine ; et Serjein (ou un nom comme ça), collègue Serbe de Peter et sa femme Rose. Bref, nous étions les petits jeunes, et ne connaissions personne ! Malgré tout, on a passé un très bon moment, à profiter de la chaleur de la soirée sur la terrasse, en dégustant un très bon BBQ.

Malgré tout, le jet-lag se fait encore sentir et la fréquence croissante de nos bâillements fait dire à Rosemary qu'on ne doit pas hésiter à leur signaler le moment où on souhaite rentrer chez nous. Rose et Serjein profitent de cette intervention pour prendre congé, et proposent de nous ramener chez nous.


Jeudi 06 février:

Pour son troisième jour de boulot, Jérôme à eu la chance d’une journée de congé à l’occasion du Waitangi Day (commémoration de la signature du traité de Waitangi, marquant l’accord entre les Maori et les Britaniques). On en profite pour se reposer, faire quelques courses, et pousser notre exploration des environs jusqu’à Mont Eden, situé un peu au sud du centre-ville, et à partir duquel on a une belle vue sur Auckland Central.
En route vers Mt Eden
Le suburb est très agréable: pas de building, que des maisons avec petit jardin
Depuis le (presque, on était un peu flemmard de monter tout en haut) sommet de Mt Eden (et toujours la Sky Tower comme repère)

Samedi 08 février:

Malgré de la pluie annoncée depuis plusieurs jours, nous partons pour Devenport, au nord d’Auckland. Ce n’est pas vraiment une île en tant que telle puisqu’il s’agit de la péninsule en face de la baie du port de Waitemata (= le port d’Auckland Central). Il est possible d’y arriver par la terre en effectuant un sacré tour autour de la baie, mais pour se faciliter la vie les kiwis ont construit un pont pour s’y rendre facilement (beaucoup d’Aucklandais bossent dans le centre-ville mais habitent au nord). Mais c’est l’option ferry que nous avons retenu pour nous y rendre.
Le Ferry Building
"The Cloud", la halle d'exposition sur le quai des ferries
En route pour Devenport!
Après une traversée d’une grosse dizaine de minute, nous arrivons donc à Devenport, charmant petit village de maisonnettes au charme très british en bord de plage, avec jolie vue sur la ville.
Devenport semble être la banlieue chic d'Auckland, comme en atteste les petites maisons en bord de mer...
... les toutes petites petites maisons :-D
Plaine d'entrainement de cricket (le sport statique par excellence, où on ne comprend rien aux rêgles), avec le Mt Victoria en fond
Après avoir visité le bord de mer, petite restauration en terrasse d’un bon petit restau (fish & chips sans chips mais avec une très bonne sauce béarnaise pour Laeti, et onglet de bœuf, chips de panais, champignons grillés et sauce au pinot pour Jé). Une fois repus, Nous avons entamé la (courte) montée du Mont Victoria, qui offre une vue à 360° sur le North Auckland.
Auckland City, depuis le Mt Vistoria
Auckland City, avec le pont qui relie la ville à North Auckland, et donc Devenport
North Auckland
A l'horizon, Rangitoto, île volcanique la plus récente de NZ (apparue il y a +/- 600 ans). L'île entière est une réserve naturelle, accessible au promeneurs pour la journée (pas de magasin ou d'hôtels sur l'île) en prenant un ferry. On prévois d'y faire un tour un de ces quatre.
Paparazzi...
... paparazzé!
Retraversée vers Auckland Central en milieu d’après-midi, pour avoir l’occasion de faire un tour à la journée porte-ouverte des services de secours de la ville : plein de camions de pompier, d’ambulance, de fourgonnettes de police, de démonstrations,… Bref, vous pouvez êtres rassuré, les services semblent compétent pour tous types de dommages: incendies, cyclones, tremblement de terre, inondations, etc.
En quittant Devenport, avec le Mt Victoria arrière plan
Un gros camion avec une graaaande échelle! Beaucoup de petit garçons avaient les yeux qui brillaient
A Auckland, les ambulances sont jaunes et vertes, ça change!
Dimanche 09 février:

Repos (mine de rien, les 6 heures de balade au grand air de la veille ont eu raison de nous), puis visite du Victoria Market. D’après notre guide, ce marché « installé dans une ancienne déchetterie construite en 1905, il intéressera tous ceux qui recherchent des articles typiquement néo-zélandais et bon marché. On y trouve de tout, des souvenirs aux crèmes glacées, sans compter 3 restaurants et une aire de restauration ». Hum… On va dire qu’on cherche encore tout cela !
Nous nous attendions à un « vrai » marché couvert, de ceux qu’on a pu voir en Polynésie : un joyeux bordel de petite échoppes les unes à côté des autres, sous un seul toit. En fait, il s’agit plus d’une galerie commerçante, avec des magasins « en dur » (avec vitrine, porte et murs). Effectivement, 2 ou 3 boutiques de souvenirs, quelques restaurants/snacks, mais énormément de magasins vides (les 2/3 à vue de nez), un magasin de sport, 3 opticiens et une boutique de chinoiseries. Bref, pour le "typiquement néo-zélandais"  on repassera ! Malgré tout, la ballade nous a fait découvrir des quartiers par lesquels on ne passe jamais.

mercredi 12 février 2014

La colocation

On en était arrivé à notre première nuit à Auckland, au Novotel de l'aéroport. Je dois dire que le confort d'un vrai lit à eu raison de nous, et nous nous sommes endormis comme des masses vers 2h du matin, pour nous réveiller... à 7h!
Le petit déjeuné ayant été réglé lors de la réservation de la chambre, nous en avons profité pour bien nous remplir l'estomac en attendant que Peter vienne nous chercher à 9h30.

Le premier contact "en vrai" avec le chef de Jé c'est très bien passé. La discussion dans la voiture était très "casual", et il en a profité pour nous donner quelques explications sur la géographie de la ville, sur les coins à voir, et autres truc-zé-astuces. Il nous a déposé un peu après 10h à notre nouveau chez nous: la colocation de Glenside Crescent!

L'emménagement dans la colocation s'est passé sans problème: notre arrivée était attendue, mais nous n'étions pas les seuls à emménager ce jour-là puisqu'une demi-heure avant nous, un couple d'Allemand en PVT (permis vacances-travail) était arrivé, et que dans l'après-midi, c'est un Chinois (mais NZ d'adoption depuis plus de 11 ans) qui s'est installé. Les locations étant à la semaine (avec un minimum d'un mois), ça laisse présager un gros turn-over dans l'immeuble, même si pour le moment ça n'a plus trop changé.

Une fois les formalités bouclées (signature du contrat, versement de la garantie locative, etc), nous avons pu vider nos valises, nous poser un peu et faire connaissance avec nos colocataires... La chambre est assez petites, juste la place pour un lit deux personnes, une "garde-robe" (en vrai, une étagère ouverte avec tringle), une petite étagère, un bureau et un petit frigo. Les draps de lit et un jeu de vaisselle étaient fournis avec la chambre, ce qui est quand même un gros gros plus. La chambre possède deux fenêtres, mais l'une donne dans la pièce commune (?!?), et l'autre donne sur le mur de l'immeuble d'à côté, à 1m de distance. Pas top donc pour la luminosité, d'autant plus que les fenêtres sont légèrement teintées, ce qui assombris en jaune le peu de lumière naturelle qu'on ait. Mais on ne va pas se plaindre, certaines chambres n'ont qu'une fenêtre donnant dans le commun, voir pas de fenêtre du tout!

A notre étage (le 2ème), il y a 11 chambres (dont deux doubles), ce qui fait qu'on doit être 13 personnes à vivre là. Je ne suis pas très sûre de moi, parce qu'au 1er et au 3ème étage, ce sont aussi des chambres louées, et qu'il n'y a pas de "séparations" entre les étages. Autrement dit, les portes sont grandes ouvertes, et il n'est pas rare de croiser quelqu'un du 3ème qui vient regarder la télé chez nous, ou quelqu'un du premier qui vient nous emprunter une casserole! Au total, on doit être une grosse 30aine, petite 40aine à vivre dans l’immeuble.

Difficile de retenir les faces et les noms de tout le monde! Parmi ceux de notre étage qu'on connait et avec qui on a le plus l'occasion de discuter, il y a:
  • Monica, une Tchèque dans la colocation depuis près de deux ans, d'une extrême gentillesse et qui est notre source de bons plans depuis notre arrivée.
  • Angelina et Lucas, le couple d'Allemand arrivé juste avant nous: ils sont assez en retraits et ne se mêlent pas trop au groupe, mais sont sympas.
  • Di (Dee?, Dy?), le Chinois arrivé le même jour que nous, passionné de surf et de dessin, qui aime beaucoup parler avec tout le monde (mais pas dans le genre collant non plus). Il habitait Christchurch et à tout perdu lors du tremblement de terre. Depuis, il vit dans un état d'esprit très "Carpe Diem"... Il s'est fait viré / a quitté son job jeudi il y a peu, depuis il s'est mis à son compte (mais dans quel domaine? Mystère!).
  • Sinon, il y a aussi Matt, un espagnol qu'on croise en coup de vent, William un jeune Parisien qui a abandonné ses études et que les parents on envoyé en NZ pour qu'il apprenne l'anglais (c'est pas gagné!), Emmanuel (je crois), un Irlandais alcoolique (je sais, ça fait un peu cliché de dire ça, mais au vu du nombre de canettes de bières qu'il écluse par jour, je crois que c'est justifié), plus une Asiatique qui vit enfermée dans sa chambre et qui ne parle pas beaucoup, un Indien très sportif mais qu'on croise lui aussi en coup de vent, une Espagnole qui parle un français parfait et qui bosse dans un magasin de souvenirs.
    Et tout ça rien qu’à notre étage.

On s'attendait à une colocation un peu "auberge espagnole", de celle qu'à connu Jérôme à Montréal. Au final, c'est plus une auberge de jeunesse de luxe: il n'est pas permis de laisser des trucs dans la cuisine (on aurait aimé une petite armoire personnelle pour y stocker nos affaires), pareil dans la salle de bain (ne pas oublier de prendre son shampoing et son gel douche à chaque fois!). Celle de notre étage comporte 2 douches, deux éviers avec distributeur de savon et deux toilettes, ce qui est juste bien pour autant de monde. La cuisine n'est pas très grande, et il vaut mieux éviter l'heure de pointe pour cuisiner. Ce n'est pas tant un problème de matériel (deux micro-ondes, deux séries de 4 taques de cuissons, un four) que de place... Le règlement d'ordre intérieur stipule bien que la vaisselle doit être lavée et rangée, et que rien ne doit trainer. Il faut dire que ce règlement est assez bien respecté, et l'ensemble est ordonné et propre, d'autant plus que les parties communes sont nettoyées tout les jours. Comme la plus part des gens travaille, les soirées se terminent tôt, et les nuits sont calmes.

Parce qu'on sait que vous aimez ça, quelques photos (vous excuserez la qualité un peu pourrie et le manque de recule!):
La "garde-robe", le lit, et la fenêtre qui donne sur le mur de l'immeuble d'à côté.
Le coin valises et petites étagère
(Ceux qui étaient à Zaventem reconnaîtront la banderole)
Le bureau (oui, j'ai déjà réussi à mettre la main sur un poster des poissons de NZ!), la fenêtre qui donne sur le commun, le petit frigo avec dessus notre "caisse à bouffe" qui, par manque de place et de rangement, reste la solution la moins pire pour garder l'alimentaire .
Et enfin, l'entrée, avec au plafond la climatisation polaire impossible à régler, calfeutrée par des cartons de vinyles de pop allemande des années 70 semble-t-il (?!? on a pas vraiment chercher à comprendre)

Du négatif comme du positif donc pour cette colocation, mais le gros, gros plus, c'est la localisation: à max. 15min à pied du boulot de Jérôme, et pas loin du centre ville. Il y a quelques supérettes dans la rue pour les petites courses de dernières minutes et pour le quotidien, sinon on va au supermarché chinois à 15 min à pied pour les produits frais (fruits et légumes à des prix imbattables, et de beaux morceaux de viandes pas trop chers), ou au supermarché Countdown dans le centre-ville, mais là il faut compter 20-30 min pour y aller. De plus, comme la ville est toute, sauf plate (voir poste prochain) il faut compter 20-30 minutes de dénivelés.

Comme la location est de minimum 4 semaine, on ne restera pas trop longtemps là-bas (c'est pour ça qu'on ne donne pas l'adresse précise, on ne sera probablement plus là pour récupérer le courrier d'ici à ce qu'il arrive): on va chercher ailleurs sans doute dans un autre "suburb" tout aussi proche du centre et de l'Unif, mais très certainement dans une plus petite collocation.

Bon, j'étais partie pour vous raconter notre première semaine à Auckland, mais je crois qu'on va en rester à la colocation pour aujourd'hui, et éviter que le tout ne devienne indigeste. En plus, on a quelques photos de nos premiers jours à partager avec vous, et la connexion est vraiment VRAIMENT horrible à la coloc', donc ce sera pour une prochaine fois.

lundi 3 février 2014

Des dernières instants Belges aux premiers moments Kiwi...

Hello cher tous!

Pour ceux qui n'étaient pas à Zaventem pour un dernier "au revoir", sachez que le dossier VISA (que l'on croyait bouclé puisque nos visa de travail étaient arrivé le vendredi précédant notre départ) s'est avéré plus complexe que prévu...

Petit rappel des faits:
comme les documents nécessaire à notre demande de visa NZ ont été "pas perdu mais on ne sait pas où il sont" par la douane/poste belge, on a été obligé de décaler nos billet d'une dizaine de jours (normalement vous êtes déjà tous au courant de ça). Le petit soucis, c'est que ce nouveau voyage impliquait un transit de 11h à Melbourne!

On est passé plusieurs fois à l'agence de voyage qui nous a vendu les billets pour savoir si il y avait des possibilités de logement de jour, j'ai aussi contacté le service voyageurs de l'aéroport de Melbourne pour leur demander directement, et la seule info qu'on ai obtenu c'est "il faut un visa australien pour quitter l'aéroport, mais il y a un hôtel accessible directement depuis l'aéroport"... Histoire de jouer la sécurité, on a décidé de ne pas aller visiter Melbourne durant le transit, mais de rester à l'hôtel de l'aéroport, donc pas besoin de visa selon les informations obtenues de plusieurs sources.

Sauf que... Sauf qu'à l'enregistrement des bagages à Zaventem, on nous a demandé notre visa Australien, puisque notre transit à Melbourne était de plus de 8h! Heureusement, il était possible de le faire sur place via le comptoir de la British Airways (bien que notre vol était assuré par la compagnie Qantas, le saut de puce jusqu'à Londres était effectué par la British). Cette demande de Visa a donc été remplis par le personnel de la British, avec nos passeport (et donc TOUTES les informations nécessaires) sous les yeux. Une fois la demande effectuée et payée, on nous a remis à tous les deux une feuille imprimée reprenant en mode télégraphique les infos, nous assurant que c'était tout ce dont nous avions besoin pour le visa. Rassuré mais malgré tout un peu stressé (et pestant contre l'agence de voyage et l'aéroport de Melbourne de ne pas nous avoir informé de cela), on s'est dépêché d'enregistrer nos bagages avant d'aller boire une dernière bière belge avec la famille et les amis qui étaient présent.

Premier saut de puce jusqu'à Londres dans un "petit" avion bien remplis sans problème (si ce n'est un retard de 30min), suivit de quelques heures d'attente chez les buveurs de thé, juste assez pour faire un tour dans l'aéroport, s'ennuyer un peu, passer le temps en triant les différents papiers/documents/tickets d'avions accumulé en quelques heures et... Me rendre compte que le visa que l'employé de la British m'avait donné était au nom de Jérôme! En fait, il semblerait que mon visa n'ai pas été imprimé, mais celui de Jé l'ai été deux fois. Heureusement que le visa est relié au n° de visa, mais malgré tout j'ai quelque peu stressé.

Au moment d'entrer dans la zone de pré-embarquement, lorsque Jérôme à présenté son passeport et qu'on a vérifié son visa pour l'Australie, un gros bip d’alerte à retenti: la date de naissance repris sur le visa ne correspondait pas à celle de son passeport! L'employée de la British s'est plantée en recopiant les infos (le plus cocasse étant qu'elle avait blaguée avec Jérôme, lui disant qu'elle avait la même date d'anniversaire que lui). A nouveau, gros coup de stress! Après avoir bloqué la file de voyageurs de longues minutes, on a enfin été informé que l'erreur était corrigée, et qu'on pouvait entrer dans la zone d'embarquement. Nous qui espérions voyager dans un avion pas trop rempli, nos espoirs ont vite été déçu quand on a vu le nombre de passagers qui attendaient. Il ne nous restait plus qu'à croiser les doigts pour que l'Airbus A380 soit aussi grand que sa réputation... (Quentin, on a bien observé les ailes en embarquant, elles semblaient nickels ;-) ).
L'Airbus A380-800 (la claaaaaasse!)
Les ailes, très importantes bien sûr (surtout les bord d'attaque, si j'ai bien compris)

Ensuite, les choses sérieuses ont enfin commencées: 7h de vol jusqu'à Dubaï. Heureusement que les sièges étaient très confortables (même si la place pour les jambes est assez limitée: papa, si un jour tu viens nous rendre visite, paye 25$ de plus pour choisir ta place et assied-toi juste derrière une cloison, ce sont les plus spacieuses), que le choix de film était large, et que le vol était entrecoupé de repas assez bons (et j'ai eu mon champagne! enfin, plutôt de l'"Australian sparkling white wine", autrement dit du vin blanc pétillant).
Plateau repas (et pseudo-champagne): meilleur qu'il n'en a l'air. Sans pour autant être de la grande gastronomie, les repas servis en vol étaient bons

Le transit à Dubaï était relativement court, juste le temps de faire un tour dans l'aéroport, de se rafraîchir un peu, et de passer les nombreuses mais pas forcément utiles haltes-sécurités.

Le gros du trajet (13h entre Dubaï et Melbourne) s'est passé sans encombre, dans les mêmes conditions de confort... Mais diantre que c'est long, 13h à attendre que le temps passe! Surtout quand le sommeil ne vient pas. Heureusement, on était assis à côté d'une sympathique Australienne qui nous a donné pas mal de bons conseils.

C'est donc complètement saoul de fatigue qu'on a atterri à Melbourne à 7h30 jeudi matin (heure locale). Refroidis par les soucis de visa qu'on avait eu, on s'était décidé à ne pas aller dans le centre-ville (de toute façon, en comptant les temps de trajet et les 2h de présence avant le décollage et notre stress légendaire, ça ne nous aurait laissé que peu de temps pour vraiment visiter), mais à prendre une chambre d'hôtel, bien décidé à se reposer correctement durant ce long transit de 11h.

Le problème, c'est que si on voulait quitter l'aéroport, il fallait que nos bagages nous suivent. Or ils étaient déjà remis dans le circuit des bagages en transit vers Auckland. Les faire sortir impliquait la localisation de nos bagages dans la chaîne de transport, l'accord du chef des bagages pour qu'on les récupères, et d'autre subtilités administratives. La gentille hôtesse Qantas qui s'est occupée de notre cas est finalement revenue vers nous avec une solution bien plus simple: elle nous "confisquait" nos cartes d'embarquement le temps de notre escapade hors de l'aéroport, et il nous suffirait de les redemander au comptoir principal de la compagnie en revenant deux heures avant le décollage. Comme ça, pas besoin de mettre en branle toutes la suite bureaucratique pour sortir nos bagages du circuit, et pas besoin pour nous de les réenregistrer. C'est finalement ce qu'on a fait, et deux heures après être arrivés à Melbourne, nous avons pu nous prendre une douche et faire une bonne sieste de 2 longues heures dans un vrai bon lit (sachez-le, le Holliday Inn de l'aéroport de Melbourne est agréable et calme en journée). Ensuite, petite restauration rapide au McDo (pas le plus typique, mais c'est tout ce qu'il y avait à porté de pas), puis re-sieste jusqu'à 16h, où nous sommes allez récupérer nos cartes d'embarquement sans autre problèmes.
La chambre du Holliday Inn, halte bienvenue à Melbourne
Pas le plus typique, mais c'était ça ou un équivalent dans l'aéroport
(On voit que malgré la sieste, on accuse la fatigue)
C'est tout brûlé-crâmé près de l'aéroport. Seuls les arbres/arbustes apportent un peu de verdure. Je suis contente parce que j'ai pu froisser des feuilles d'eucalyptus dans mes mains (et croyez-moi, l'odeur tient looooongtemps!), mais je suis déçue de ne pas avoir vu ni kangourou, ni koala
Dernières minutes en Australie, avant d'embarquer pour le dernier vol!

Enfin le dernier vol, "ridicule" avec moins de 4h! A peine de quoi décoller, entamer le visionnage d'un film, prendre un apéro (rebonjour pseudo champagne), déguster le souper et regarder un autre film avant d'atterrir à minuit dix vendredi "matin". La récupération des bagages n'a pas posé de soucis, mais comme j'avais coché les cases "je transporte de l'alimentation" et "j'ai avec moi des produits laitiers", j'ai dû passer à la douane.
Pour la petite histoire, C'est grâce à un certain Victor, un Belge de Gent, que Jérôme à pris contact avec Peter, et à obtenu le job. Quand Jé à demandé à Victor si il pouvait lui ramener quelque chose de Belgique, celui-ci lui a demandé du fromage "genre tartiflette ou Passendael". Comme ma valise était la plus légère, c'est moi qui ai trimballé le fromage qu'on lui apportait (pour 4€ les 500gr, la brique de fromage d'abbaye du Aldi est vraiment un excellent rapport qualité/prix (il parait même que c'est Test-Achat qui le dit), et à ce prix-là, c'est pas un drame si la douane le confisque).
Le douanier n'a pas fait de difficultés à partir du moment où il a constaté que la provenance était Européenne. Mais pour ça, j'ai dû déballer les nombreuses couches de protections qui l'entouraient, et j'ai pu constater qu'il dégageait un agréable fumet! Sans doute les 11h d'attente à Melbourne dans une un hangar...

Heureusement, dès la douane passée,on a filé au Novotel de l'aéroport ou Peter nous avait réservé une chambre. Comme à Melbourne, dès qu'on a passé la porte de la chambre, ça a été douche-dodo, non sans avoir envoyé quelques sms et mails pour prévenir tout le monde qu'on était bien arrivé à Auckland.
La chambre grand luxe du Novotel d'Auckland

Bon, aller, je pense que ce texte est déjà bien assez long comme ça, le récif de notre première journée à Auckland ce sera pour la prochaine fois...