samedi 30 janvier 2010

ET niveau moustiques, j'en suis où?

ben ça dépend vraiment des points de vues:

J'en suis pas très loin pour ce qui est de les combattres, j'ai pas encore trouvé le bon plan...
-le poivre, j'ai beau en manger, ça marche pas (au début je les avalais tout rond, puis je les ai croqués, mais j'ai abandonné)
-l'anti-moustique ne semble pas efficace, depuis lundi j'ai usé les 3/4 du flacon de répulsif que j'ai acheté ici, j'ai toujours autant de nouvelles piqûres par jour
-la moustiquaire ne les empêches pas de m'attaquer, le seul truc c'est de dormir sous les draps, en ne laissant que la tête sortie. Sauf qu'immanquablement j'ai trop chaud, et dans mon sommeil je roule le drap en boule. Et immanquablement, ils attaquent là où il reste de la peau pas encore trop boursoufflée. Il semble beaucoup apprécier ma cuisse droite, juste là où s'arrête le short de mon pyjama.
-j'ai beau me couvrir lors des périodes critiques (le matin et le soir, ou dès que la pluie s'arrête et qu'il y a un rayon de soleil), mais ces petits vicieux arrivent toujours à trouver où attaquer.

Par contre, j'en suis loin niveau nombre de piqûre, vu que les précédentes reste marquées très longtemps (de belles petites boules de la taille d'une tête d'épingle, toutes dures et rouge, qui continue à démanger), les "un peu vieilles" forment un gros bouton rouge, et que par dessus tout ça de nouvelles ce sont ajoutées, provoquant de grosses boursoufflures jaunâtre.

Concrètement, depuis le dernier "point info moustiques", j'en suis là:On voit très bien les "têtes d'épingles" sur mes pieds, surtout si on clique sur la photo

Un bel exemple de piqûre "fraîche" (admirez la jolie nuance jaune), avec quelques piqûres plus anciennes

Comme je n'ai pas trouvé de bon répulsif, tant pis, je continuerai à me faire piquer jusqu'à ce que mon sang ne les attire plus, où jusqu'à ce qu'un nouveau soit plus alléchant pour eux... Mais par contre, si vous avez un bon truc pour éviter les démangeaisons, je prend! Même (et surtout) les "recettes de grands-mères", je vais bientôt devenir folle à devoir supporter ces irritations, mais surtout à devoir me surveiller en permanence pour ne pas gratter!

vendredi 29 janvier 2010

Moorea, le pays ou tout est "très"...

... Sans être "trop".

Lors de ma balade vers Papetoai, j'ai pu constater que Moorea était:
  • très vert, sans être trop uniforme (il y a un monde de différence entre le vert des palmiers, des manguiers, des arbres, de l'"herbe",...)
  • très humide, sans être irrespirable (en moyenne 90% d'humidité dans l'air, mais au bout de 2 jours on ne fais même plus attention au fait qu'on est poisseux)
  • très chaud, sans être accablant (entre 26 et 30°C, mais on s'y habitue vite)
  • très turquoise, sans être monotone (avec de superbes nuances allant de l'outremer au vert d'eau)
  • très coloré d'un point de vue flore, sans être agressif
  • très grand, sans être trop imposant. Les fruits, les escargots, les fleurs, tout est beaucoup plus grand qu'en Europe.
  • très cher, sans être excessif... Une bonne gestion du budget, l'achat de produit blancs, et on s'en sort.
  • très sympathique, sans être oppressant. Dans la rue, les gens disent bonjour avec un grand sourire, mais sans vouloir à tout prix t'inviter chez eux, sans vouloir être ton amis, etc

Jeudi 28 Janvier

(Hier donc)
J'ai accompagné Christophe sur le lagon lorsqu'il partait retirer le filet de crête. J'avais avec moi le DSG (l'hydrophone programmable) lesté de plomb, et je l'ai coincé sous une grosse patate de corail, recouvert de morceaux de corail mort pour le masque, en laissant juste l'hydrophone dépasser. C'est comme ça que j'ai pu vérifier ce qu'on m'avait dit: effectivement, il ne pleut que sur la baie d'Opunohu, dès qu'on s'éloigne un peu vers le récif, plus une goutte! Je n'ai pas eu beaucoup l'occasion de plonger (Christophe était assez pressé de ramener les larves à la station, pour minimiser les pertes), mais depuis le bateau j'ai quand même eu l'occasion d'observer deux-trois trucs:
  • avec les fortes pluies, les rivières qui se jettent dans la baie ont grossi, charriant avec elles de la boue et des détritus. La baie était complètement brune! Comme l'apport en eau douce est plus important que d'habitude, la salinité est réduite. J'ai ainsi pu appréhender le concept d'halocline en observant comment l'eau brune et peu salée de la baie ne se mélangeait pas du tout avec l'eau bleue et plus salée du lagon. La limite entre les deux était très nette, il n'y avait presque pas de dilution entre les deux eaux!

  • J'ai vu trois raies, magestueuses! Elles donnent vraiment l'impression de planer calmement, alors que la plupart des poissons fillent à toute allure, avec des trajectoies désordonées.
  • J'ai vu un requin à pointe noire, placide. Il devait faire dans les 1m50 à 1m70!
  • Je n'avais pas remarqué avant (sans doute que le flux des ruisseaux n'était pas suffisant), mais les montagnes qui entourent la baie sont percées de chutes d'eau. De près, elles doivent être très impressionnantes!

L'après midi, je n'avais pas grand chose à faire, vu que j'attendais de pouvoir récupérer les enregistrements du DSG. Comme je piquais du nez sur mon clavier, et que la pluie s'était enfin arrêtée, je suis allée à pied jusque Papetoai, par la route principale (celle qui fait le tour de l'île). J'ai eu l'occasion de prendre quelques photos, vous les trouverez ici.

En fin d'après-midi, c'était un peu l'effervescence à la station, avec pour sujet principale la forte dépression qui menacent les îles. Vers 16h15, Météo France affichait un avis de vigilence météo concernant Nisha (le nom de cette dépression). Les chefs de la station ont vite pris la décision de retirer la barge (le plus gros des bateaux) de l'eau, pour éviter tout dégats. Vous pouvez suivre l'évolution de cette alerte ici (rassurez-vous, la menace d'un cyclone c'était hier. Depuis ce matin, le niveau d'alerte est baissé, on ne parle plus que d'une "dépression tropicale faible EX-NISHA")
Christophe et Kévin sont aussi allé démonter complètement le filet de crête, pour éviter qu'il ne se fasse arracher par la houle, ou que des coraux morts emportés par le courant ne déchirent le maillage. Ils en ont profiter pour me ramener le DSG. J'ai été très déçue de constater que l'enregistrement ne s'est pas déclenché comme il faut, je n'ai obtenu qu'un fichier vierge, là où j'aurai du avoir 8 enregisrements de 5min (un toutes les heures). Je ne sais pas d'où vient ce problème, je vais refaire des tests à sec aujourd'hui. Il faut que ce soit résolut au plus vite, pour que je puisse commencer les enregistrements dès lundi.

mercredi 27 janvier 2010

A la station depuis 3 jours

Le dépaysement est total, sur tout les points (paysage, température, faune, flore, rythme de vie, coût de la vie), sauf pour ce qui est de la pluviosité... J'accorde aux Mooréen (je ne sais pas si c'est comme ça qu'on nomme des habitant de Moorea...) le droit se revendiquer eux aussi du pays de la drache! Depuis que je suis là, il a plut tout les jours, de belles grosses averses bien mouillées, qui peuvent durer longtemps, avec de temps en temps une accalmie de plein soleil! Apparemment, il semblerait que ce ne soit pas spécifique à Moorea, mais bien... à la baie d'Opunohu (où se trouve le Criobe), véritablement encerclée par les montagnes qui retiennent les nuages. Mais dès qu'on sont de la baie, qu'on s'éloigne sur le récifs ou le long de la côte, c'est grand beau soleil!

Lundi matin, j'ai eu une réunion avec David, mon co-superviseur de thèse, pour planifier les trois mois de recherche. Jusqu'à lundi prochain, le programme est assez cool, je dois apprendre à déterminer les larves (on a un nouvel arrivage tout les matin), vérifier que le matériel fonctionne bien, et effectuer les pré-réglages. Dès la semaine prochaine, je commencerai véritablement les enregistrements sonores, à différents endroits (dans la passe, sur le récif frangeant, sur le récif barrière, dans le chenal, sur la pente externe,.. de jour et de nuit). Ensuite, début février, c'est le début des hostilités, puisque Craig et Stephen arrivent. Ces deux scientifiques sont calés dans le domaine des sons marins, et j'ai la chance de les avoir "à mon service" pendant deux petites semaines. J'aurai aussi l'aide d'un mémorant (Mr Bonhomme, ça me fait beaucoup rire, mais c'est son vrai nom!), qui effectuera une partie des expériences que j'intégrerai dans ma thèse.
L'après midi, j'ai eu l'occasion d'aller poser le filet de crête. Il s'agit d'un dispositif que l'on place sur la crête récifale, et qui permet de récolter les larves de poisson qui colonisent passivement le récif. Globalement, l'eau rentre dans le récif à chaque vague au niveau de la crête, et quitte le récif au niveau de la passe, en empruntant le chenal. Les larves, bien que capables de se déplacer sur de longues distances en nageant, entre dans le récif passivement, en se laisser porter par les vagues. C'est là qu'elles se font prendre au piège par notre filet de crête.

Allez, je vous met une petite vue Google Map annotée pour vous illustrer
cette explication.

Le filet est posé tout les soirs, et relevé tout les matins. Lundi aprèm, je suis donc allée poser le filet avec David et Renée, ma compagne de dortoir. Ensuite, comme David avait besoin de pêcher quelques poissons, j'ai effectué ma première plongée en snorkeling (c'est à dire sans matériel lourd, juste palme + masque + tuba). C'était magnifique! Tout est vrai, on ne nous ment pas: l'eau est vraiment turquoise, les poissons vraiment colorés et pas farouches, le corail vraiment multicolore! Je me suis vite habituée à respirer avec le tuba, par contre je me suis à moitié étranglée à l'eau de mer en essayant la technique "je plonge sous l'eau, mon tuba se remplit, et je souffle un bon coup lorsque je suis à la surface pour le vider". Ça semble tout bête comme ça, mais moi qui ai toujours eu l'habitude de gérer mon souffle comme je voulais, je n'ai pas garder assez d'air pour vider mon tuba la première fois. Pas d'affolement, on était dans mois d'1m20 de profondeur, je m'en suis juste sortie en recrachant une grosse gorgée d'eau salée...

Hier (mardi), rien de bien folichon, malgré un début de journée prometteur avec un grand soleil, il a plut presque toute la journée. La seule petite "aventure" à été d'aller chercher de l'eau à la source. L'eau du robinet n'étant pas des plus clean (il suffit d'en voir la couleur lorsqu'il pleut), on va remplir de grosses bombonnes de fontaine à eau à la source. Moi je m'attendais à une belle chute d'eau, un truc
paradisiaque dans un paysage paradisiaque. Ben en fait non, c'est juste un petit ruisseau qui coule, avec deux gros robinet qui permettent de récolter facilement de l'eau. En fait, ce qui est le plus typique à cette "source", ce sont les nombreuses camionnettes de locaux, qui viennent remplir des dizaines et des dizaines de bouteilles d'1,5L... Sachant qu'ils les rincent toutes avant de les remplir, que si le robinet est à pression maximale ça éclabousse plus que ça ne remplit les bouteilles, il faut souvent d'armer de patience. Heureusement, quand j'y suis allée avec Martin (l'autre Belge de la station), il commençait à
faire nuit, il n'y avait qu'une camionnette, qui avait presque fini.

Aujourd'hui (mercredi), niveau boulot j'ai effectuer les réglages du DSG, un hydrophone que l'on peut programmer pour enregistrer x minutes tout les y temps. C'est très utile pour observer l'évolution de l'environnement sonor sur une journée, on place le DSG dans l'eau le matin, en le programmant pour qu'il enregistre 5min toutes les heures, et on le récupère le soir, avec toutes les bandes sons. Demain matin, je vais partir avec l'équipe qui relève le filet de crête pour placer l'hydrophone sur la crête récifale.
Niveau vie de tout les jours, j'ai accompagné Nataelle pour faire les 1/2 semaine de nourriture pour 10 personnes, de un c'est lourd et volumineux, de deux ça coûte un max! Heureusement que mes frais de
vie courante sont pris en compte par le per diem accordé par l'IRD! Pour avoir une petite idée, il faut compter +/- 500 francs polynésien par repas. Le taux de change avec l'euro est fixe, et est d'environ
120fp/1€. Ça nous fais quand même 8€ de nourriture par jour, pour ne manger que des produits blancs les moins chers! Mais bon, je ne me plains pas, chacun essaye de cuisiner de bons petits plats malgré un garde manger pas toujours glorieux (on cuisine par deux pour toute l'équipe, à tour de rôle).

Voilà, c'est à peu près tout pour mes premiers jours ici.

Et en ce qui concerne mon précédent poste, non, je n'ai toujours pas fais ami-ami avec les sales bêtes, elles continuent à me prendre pour leur garde-manger. J'ai changé d'anti-moustique, je porte en quasi-continuité un pantalon, je veille à ce que ma moustiquaire soit bien "étanche", ... On verra dans quelques jours si ça porte ses fruit (là, j'ai tellement de piqûre, que je ne sais pas dire si je me fais encore piquée ou non). Mais je crois que je vais tenter le conseil de Tonton Baroudeur, et avaler 5 grains de poivre par jour pour changer mon odeur corporelle (le conseille existe aussi avec des gousses d'ail, mais bizarrement, je passe mon tour!).

Et histoire de paniquer un peu ma petite maman, il y a eu plusieurs cas de dengue récemment (en fait, presque tout le monde l'a chopée)... Il semblerait que je ne vais pas y échapper, d'après les pronostiques des habitués de la station...

Et puis histoire de paniquer un peu plus ma petite maman, on annonce une sévère dépression sur Tahiti-Moorée pour la fin de semaine, avec vents violents (110km/h) et houle pouvant atteindre les 5m... j'ai hâte de voir ce que ça peut donner, en tout cas les habitués prennent ça très au sérieux!

Pas de photos pour illustrer ce texte, je n'en ai pas prise depuis dimanche

mardi 26 janvier 2010

N'ayons pas peur des mots...


...CON**RDS DE MOUSTIQUES!!!
Ça, c'est le résultats de deux jour à Moorea, en portant un pantalon en soirée, en utilisant de l'anti-moustique, et en dormant sous un moustiquaire! Et c'est pareil sur les bras...
(cliquez dessus, on vois encore mieux les dommages quand c'est en grand)

lundi 25 janvier 2010

J+1 et J+1

non non, le titre du billet n'est pas une erreur d'attention, vous allez comprendre en lisant.

Le Vol Los Angeles-Papeete ne durait "que" 8h, et comme j'ai somnolé un peu çe ne m'a pas semblé si long. J'ai gardé ma place près de la fenêtre, mais à côté de moi il y avait une jeune Tahitienne de 22 ans très sympathique, avec qui j'ai pas mal discutté. Arrivé le 23 janvierà 23h (heure locale, pour vous il était 10h, le 24!) à l'aéroport de Papeete (Tahiti), le soufle coupé par la chaleur moite! Il faisait 28°C, il avait plut pendant la soirée, et je venais de passer près de 24h dans un environement fermé et climatisé. L'accueil était très chaleureux, avec fleurs de tiaré et trio de Tahitien chantant des chants traditionnels sur fond de Ukulélé.

Une fois la porte de débarquement passée, j'ai très vite repéré l'affiche "Lola" que portait une vieille dame. Heureusement qu'elle était venue me chercher, j'aurai été incapable d'aller jusque chez elle seule! La chambre était monacale mais correcte, et même si la douche n'était pas des plus propre, elle m'a fait un bien fou! A partir d'ici, J+1 belge se termine, J+1 polynésien commence. Dès maintenant, je compterai en journée polynésienne, tout en essayant de "traduire" chaque billet, pour que vous puissiez situer dans le temps. Après J'ai pu dormir quelques heures, sous la brise rafraichissante du ventilateur de plafond, avant que les coqs ne me réveillent à 3h30. Pas moyen de me rendormir, donc j'ai été prendre le petit déjeuner (baguette, confiture, Nescafé et morceaux de mangue) avec Lola et trois Italien qui terminaient leur séjour. A 06h30, Lola a chargé tout le monde dans son pick-up, pour nous conduire à l'aérport. Les Italiens avaient un vol à 8h, et moi aussi. Le soucis, c'est que si eux devaient arriver avec les 2h d'avance réglementaire, pour moi 10min auraient suffit! J'ai donc patienter 1h15 entre les boutiques de l'aéroport...

Le vol Tahiti-Moorea n'a pas pris plus de 10min, et quand le sympathique commandant de bord m'a vu sortir mon appareil pour prendre son avion décoré de fleurs jaunes en photo, il m'a proposé de prendre la photo, pour que je sois aussi dessus. Après l'atterrissage, j'ai pris une camionnette qui m'a conduit au Criobe, le centre de recherche où je suis hébergée. Le conducteur était très sympathique, il m'a fait la visite guidée, me donnant plein d'explications, de détails historiques, de conseils sur les "places to see" de Moorea, etc...

Il devait être dans les 8h30 (heure polynésienne, comme dit précédemment, ce sera sur ce fuseau que je vous conterai mes journées) lorsque j'ai rencontré David, il m'a directement montré ma chambre pour que je puisse m'installer. Je la partage avec Renée, une Fijienne qui effectue un stage d'un mois pour son master 1. Pas grand chose de particulier pour la chambre, il y a lits superposés, c'est donc une chambre pour 4 personnes... J'espère ne jamais avoir à vivre cette situation, vu la lourdeur de l'air (ça se dit, ça?) . En plus des lits superposés, il y a deux tables, une salle de bain attenante avec wc, et c'est tout. (je vais penser à prendre une photo, pour que vous puissiez admirer mon nid, avec ma tente moustiquaire).
David m'a ensuite fait visirté la station, et m'a donné le bon conseil de ne pas faire de sieste, quitte à être lessivée en fin de journée, pour faire une bonne nuit et récupérer du décalage horaire. J'ai suivit ses conseils, et l'après-midi je suis allée mettre mes pieds dans le Pacifique, dans la Baie d'Opunohu (pour ceux qui veulent visualiser la baie, "google-mappez" Opunohu, vous trouverez de magnifiques photos), puis j'ai marché le long de la route qui quitte la baie pour se diriger vers la montagne. La végétation est vraiment impressionnante, et en plus de m'en mettre plein les mirettes, je m'en met aussi plein les narines de l'air chargé de senteurs océanes, florales et végétales...

Ensuite ce fut l'apéro, tradition du dimanche soir, suivit des hamburger préparés par Martin, l'autre Belge de la station (je pensais qu'il était Français, et lorsqu'il m'a demandé d'où je venais, je lui ai répondu "de Louvain-La-Neuve, à +/- 30km de Bruxelles...". C'est là qu'il a éclaté de rire, en me disant que lui venait de Wavre! Même au bout du monde, le Brabant Wallon est là!). Après le repas, je suis restée dans le salon pour discuter avec tout le monde, mais la fatigue m'a rattraper et je suis allée me coucher.

A nouveau, les photos de cette/ces journées se trouvent ici

J0 (samedi 23 janvier)

La nuit n'a pas été facile, j'ai eu beaucoup de mal à m'endormir, le réveil à sonné tôt (5h30), le temps de prendre une douche et un rapide petit dèj, il était l'heure de quitter la maison. Mon train étant à 7h45, le gsp indiquant 40 min de trajet, nous sommes partis à... 6h30 (et oui, fallait laisser une marge de sécurité, trop peur de rater le train, donc l'avion). Evidement, on est arrivés bien à l'avance, d'autant plus que le gps nous a guidé sans difficultés. J'ai donc profité un maximum des dernières minutes avec Jérôme, sur le bord du quai.

Le trajet Bxls-Paris s'est passé vite (normal quand on dors), et à 09h01, comme prévu dans l'horaire, je suis arrivée à l'aéroport Charles De Gaule. Trouver le guichet d'enregistrement n'a pas été une mince affaire, et les 45 min de files ont été longues, mais une fois cette étape passée, tout à été assez vite. Je pense n'avoir attendu qu'une dizaine de minute avant d'embarquer. Et là, oh joie, j'ai pu constater que j'étais près de la fenêtre, d'où je voyais l'aile de l'avion, avec l'emblème de Air Tahiti Nui, la fleur de Tiaré sur fond bleu. A côté de moi, il y avait un américain qui a passé son temps à dormir, m'obligeant à l'enjamber en me contorsionnant si je voulais me dégourdir les jambes. Pendant le vol, des films était proposé, j'ai eu l'occasion de regarder "Cloudy with a chance of meatballs", j'ai beaucoup rigolé! On a eu droit à deux repas, l'un juste après le décollage, et l'autre avant l'atterissage, avec à chaque fois le choix entre de le viande ou du poisson. Honnêtement, pour de la bouffe d'avion, c'était plutôt bon! Qui plus est, l'accueil polynésien est vraiment magique, avec fleur de Tiaré offerte lorsqu'on monte dans l'avion, hôtesses dans des tenues hautes en couleurs, sourire permanent et pas du tout forcé, chants polynésien dépaysant mais pas saoulant lors de l'embarquemente et du débarquement, etc.

Ensuite nous avons atteris à Los Angeles, pour une escale technique qui à durée 2h30. Ca y est, c'est officiel, je ne peux plus faire de bétises aux USA, je suis fichée, ils ont mes empreinte et ma photo! Plus sérieusement, je trouve que les consignes de sécurité des Etats-Unis frôlent parfois le ridicule... Point positif, j'ai constater que Mobistar a un accord de roaming avec les USA, et j'ai pu appeler Jérôme pour lui donner des nouvelles (avec instruction de faire passer le message à mes parents). A ce moment là, il devait être dans les 23h en Belgique...

(toutes les photos qui devraient accompagner ce texte se trouvent ici)

J-1 (vendredi 22 janvier)

Les deux hauts-parleurs qui devaient êtres livrés par UPS il y a deux jours ne sont pas arrivés, tant pis et tant mieux. En effet, ça prend beaucoup de place, mais c'est surtout très lours, et j'étais limitée à deux valises de 23kg chacune.La journée passe vite, entre les dernières courses, les dernières
lessives, les derniers "trucs-qui-peuvent-attendre-mais-que-je-fais-quand-même-en-premier", etc. Comme d'habitude, j'ai appliqué la technique des listes, et des sacs dans le sacs. Mais mon gros soucis, c'est que je n'arrivais pas à me concentrer: alors que j'étais en train de remplire ma trousse de toilette, je pense à prendre mon chargeur GSM, puis de là je pense aux batteries rechargeables, et quand je retourne à ma trousse de toilette, j'en oublie la moitier. Tout ça a contribué à mon énervement, et dans ces cas-là, il faut que je fasse un break... C'est comme ça que je me suis retrouvée, la veille de mon départ, avec une valise loin d'être bouclée, à faire des crèmes vanilles!

Après ça, j'ai facilement terminée la phase "préparatifs" (aussi appelée "suis-je sur d'avoir tout pris?"). Ensuite est venue la phase Tetris 3D (aussi appelée "comment caser 3mois de bagages, dans deux valises, sans qu'aucune ne dépasse 23kg"). Au bords de la crise de nerf, le break resto en amoureux à été plus que nécessaire. Je ne sais pas si c'est la Lindeman framboise en apéro, le très bon vin espagnol qui acompagnais le pavé d'agneau en croute de sésame, ou le tiramisu au Cointreau, mais une fois rentrée à la maison j'ai vaincu le casse tête sans "trop" de difficultés.

(pas de photos pour accompagner cette première partie du périple, car même si j'y ai penser (la vue de mes deux valises débordantes de matériel en valait la peine), je n'ai pas pris le temps de les faire)

De J-1 à J+1

Ça y est, je suis bel bien bien arrivée à la station, j'ai déjà eu le temps de trouver (un peu) mes marques.

Je vous propose de refaire ces 2 jours (ou trois, suivant qu'on les vivent de mon point de vue ou du votre). Ca risque d'être long, et probablement un peu décousus aussi, c'est pour ça que je vais faire plusieurs messages, un par jour belge. Enfin, comme la connexion wifi de la station lag un peu, j'ai préféré ne pas insérer de photos dans le texte, mais vous pourrez toutes les voir ici (rassurez-vous, je compte créer plusieurs albums, ce sera plus facile pour vous de lier images et texte)
Accrochez vous, c'est assez long (d'où l'intérêt de faire plusieurs messages)!