dimanche 20 avril 2008

Comme promis, la photo des hot-dogs aux spaghet carbo

Ca se passe de commentaires (Juste que contrairement aux apparences, c'était encore les meilleurs de tout ceux qu'il avait fait!..)

vendredi 18 avril 2008

Samedi 19 avril: Bon anniversaire papa!

Hop, un petit post entre deux manip' (les prochaines, ce sont deux multiple kinetics, beurk!) pour souhaiter un joyeux anniversaire à papa...
Rien de neuf ici, si ce n'est qu'il ne nous reste plus beaucoup de r'quin (comme dit Julien): nous avons essuyé beaucoup de pertes, et des 17 animaux récoltés mardi dernier, il n'est restait plus que trois ce matin. Ce qui signifie que si ils ne crèvent pas pendant la journée, nous aurons tout pile les résultats de 8 individus, ce qui est le strict minimum pour obtenir des résultats statistiquement défendables... On croise les doigts.
Comme les survivants sont mal en pint, on va sans doute (non, pas "sans doute": SUREMENT!) les analyser aujourd'hui, ce qui signifie qu'on va encore terminer à pas d'heure (pour rappel, l'horaire d'hier était de 8h30 à 01h30 du mat'. Ce soir ca risque d'être pire...)
Les points positifs, c'est qu'à partir de demain, ce sera beaucoup plus cool vu qu'on n'aura plus de requins. On s'occupera alors de toutes les choses anexes à faire: encoder les données, répertorier les échantillons récoltés, nettoyer les épines dorsales prélevées, etc
Pour le moment, l'accumulation de fatigue n'est pas encore dramatique, mais a des effets curieux sur notre comportement: fou-rires nerveux à la moindre occasion, délires en tout genre sur tout et n'importe quoi. Des exemples? Chanter la chanson "Rise Up" de Yves Larock à tue-tête pour un oui ou pour un non http://www.radioblogclub.com/open/105719/rise_up_yves_larock/Yves_Larock_-_Rise_Up, appeler les biscuits des "Mr Cookies", manger des hot-dogs aux spaghettis carbonara froids (c'est Julien qui était chargé de préparer les sandwichs... La photo arrivera bientôt).
Bref on rigole beaucoup, même quand il n'y a rien de drôle!

Vendredi 18: le moment critique

Les premiers résultats obtenu sur les nouveaux activateurs/inhibiteurs potentiels de la bioluminsence sont extrèmements prometteurs (ce serait p-ê même qqchose qui n'a jamais été prouvé dans le controle de la lumière chez les poissons, mais chuuut, je n'en dis pas plus ;-) ), mais les problèmes d'ordre logistiques commencent à s'accumuler: nous n'aurons bientôt plus de saline, l'eau de mer artificielle pour conserver des tissus de requins, ni des substance que nous testons. En plus de ça, et bien que nous avons réduit le temps d'étude d'un requin à 5h au lieux de 14h, nous sommes aussi restreint en temps. Enfin, pour complèter ce joyeux tableau, la moitié de nos requins pêché mardi dernier ont claqué. Si on veut que nos résultats soient statistiquement défendablent, il nous faut au moins les mesures de 8 individus différents. Je ne suis même pas sur qu'il reste encore assez de vivants pour atteindre ce nombre :-(
Bref, tout cela explique nos journées de fous (labo non stop de 8h15 à 01h30, avec 3x une heure de multiple kinetic...) et le fait que je n'ai pas beaucoup de temps pour maintenir ce blog a jour et intéressant.

PS: pour la vidéo de la manipulation du multiple kinetic, je cherche encore un moyen de la rendre accessible à tous sur le net, sachant qu'elle fait plus de 170Mo... Quelqu'un a une idée?

jeudi 17 avril 2008

Jeudi 17: le multiple kinetic

Nous avons enfin tout ce qu'il nous faut pour nos sujets de mémoire:
- des requins
-une bonne idée de ce qui doit être testé ou non (nos résultats anormaux de la semaine dernière nous aurons au moins servi à ça!)
- un bon protocole d'expérimentation (ça a été dur de le mettre au point)
Le seul soucis, c'est que l'estimation du temps pour effectuer toutes les manipulations et les mesures sur un seul requin était de... 14h!!! (Il faut savoir que les tissus se dégradent, que les produits que nous utilisons se dégradent aussi, que nous devons au moins faire deux requins par jour opur une question de timing et de gestion des animaux)
Une seule solution: le multiple kinetic, une option du luminomètre que nous utilisons et qui permet d'enregistrer les réponses à différents traitements de plusieurs tissus en même temps. Enfin pas tout à fait en même temps: il enregistre quelques secondes du premier tissus, puis il faut ouvrire l'appareil, retirer le premier tissus, placer le deuxième tissus, refermer l'appareil, attendre qu'il enregistre les données du deuxième tissus etc...
Notre réglage est tel qu'on doit changer de tussus toutes les 6 secondes, et qu'on dispose de 4 secondes pour effectuer ce changement, ce qui est juste assez. Ca ne semble pas très difficile, mais il faut aussi savoir que l'enregistrement dure 1h, ce qui signifie que pendant une heure d'affilée, on fixe l'écrant de l'ordi pour surveiller le petit chrono qui nous dit quand on doit changer de tissus. On jongle avec quatres tissus différents en même temps (si on les mélanges dans l'ordre de placement dans le lumino, le graphe obtenu est incohérent, c'est logique), et on effectue la séquence ouvreture mumino -changement chambre - nouvelle chambre - fermeture lumino 360 fois en une heure. Et on doit effectuer ce protocole du multiple kinetic 6 à 8 fois dans la journée!
On sort de là comme des zombies... (j'ai essayé d'agrémenter ce post d'une petite vidéo, mais la connexion wifi de l'appartement est un peu merdique. J'essayerai de nouveau demain, si j'y pense) (Re, on est le lendemain, j'ai eut le temps de me rendre compte que la vidéo fait 170Mo et que le blog n'accepte des vidéos que de 100Mo max... je cherche un autre moyen de vous la faire parvenir)


Heureusement, les résultats obtenu grâce à cette technique sont extrèmements prometteurs, et nous attendons encore d'avoir plus de données (donc d'avoir étudié plus de requins) pour crier victoire ;-)

Pour le reste, ma petite môman s'était trompée sur toute la (longue-)ligne en disant que Bergen était la capitale de la pluie: depuis qu'on est ici, il a pleuviné deux fois. La météo la plus courante est le beau ciel bleu, avec une belle lumière presque artificielle et un air vif et piquant (ça réveil le matin quand on va au labo!)

mardi 15 avril 2008

Mardi 15: Enfin le temps de vous écrire

Aujourd'hui, c'est relâche ou presque: nous sommes allés pêcher pour la troisième et normalement dernière fois. Ce n'était plus dans le même bateau qu'auparavant, mais dans un plus petit, nettement moins bien équipé (maintenant je sais que remonter plus de 300m de corde depuis le fond de la mer, à la force des bras, c'est crevant!), mais néanmoins bien sympathique. Au retour, nous sommes resté à l'appartement pour réfléchire aux manipulations du reste de la semaine...

Mais commencons par le commencement:

Samedi, nous avons continué nos mesures de pharmaco, tout en étant perplexes quant aux résultats obtenu. Mais comme la réponse de luminosité des morceaux de peau d'Etmo est très variable en fonction des individus, nous nous sommes dit qu'il fallait un certain nombre d'individu pour avoir une bonne estimation statistique. Comme le prof rentrait en Belgique le dimanche matin très tôt, nous nous sommes dépéchés de faire un max de requins et d'encoder les données en même temps pour pouvoir analyser les pré-résultats avec le prof.
Problème: les résultats n'était pas du tout probants, et surtout nous donnaient presque toujours le même pattern de courbe, quelque soit le produit ou la concentration utilisée (a quelques exceptions près). Cela signifiait que les données récoltées lors trois journées de malade passées à bosser pendant 13 à 14h d'affilées ne voulaient plus rien dire... Tout du moins tant que nous n'avions pas prouver qu'aucune de nos techniques ne pouvaient être mises en cause (la manipulation des tissus, notre solution d'eau de mer artificielle spéciale pour les requins, ...). Le brainstorming s'est terminée à 1h30, et nous sommes tous partis essayé de dormir malgré la pression qu'a engendré nos résultats foireux.

Dimanche (ben oui, ya pas de weekend qui comptent pour les biologistes sur le terrain) nous avons essayé de trouver la source de notre problème: test du pH de notre saline, test de l'impact de l'injection d'un produit dans la chambre contenant le tissus, etc. Bien que le pH de notre saline était correcte (ce qui nous semblait être la cause la plus probante d'erreures) , il semblerait que notre technique de manipulation soit la cause d'artéfacts.
Content d'avoir trouvé la raison de nos réponses inattendues, nous avons vite déchanté quand nous avons réalisé que toutes nos précédentes manipulations étaient à mettres à la poubelle!
Pour rattraper le coup, nous avons complètement abandoné les manip' initiales (nos sujets de mémoire) pour finalement lancer une nouvelle série d'expériences, avec d'autres produits auquel le tissus devrait réagire. Entré à 8h30 au labo, nous n'en sommes ressorti qu'à 4h!!!
Et que fait un vrai Belge quand il a besoin de décompresser? Il boit une bonne (?!? Heu... pas vraiment) bierre. Ca nous a fait rire de nous dire que d'habitude, les bierres qu'on boit si tard dans la nuit, c'est en guindaille et pas en récompense d'une loooooooooooooongue journée de travail.

Lundi, donc hier, nous nous sommes levé tard (10h30), dans le but de ne faire qu'un seul requin, mais à fond... Sauf que pour égailler cette journée déjà riche en manipulations diverses, tout les requins qui survivaient la veille ont décidé de mourire ce jour, nous obligeant à bosser jusqu'à 3h du mat'... En fait, nous avons effectué les dernier relevés possibles sur le dernier individu vivant, puis nous avons mesuré, pesé, pris note de différentes caractéristiques morphologique, disséqués et prélevé des tissus de ses congénères décédés. Trifouiller dans des tripoux de cadavres quand on a qu'une envie (DORMIR!), c'est pas drôle!
Et l'aventure continue avec...

Aujourd'hui, la troisième (et normalement dernière) sortie en mer du séjour. Pas de grand bateau, pas de treuil pour nous aider à remonter la longue-ligne, pas de corde suffisement longue pour amener la longue-ligne au fond,... Bref, des conditions pas vraiment optimales. Si ce n'est le temps: un superbe ciel dégagé, un grand soleil qui illumine d'une lumière presque "artificielle" des paysages magnifiques.
Mais avant de pouvoir profiter de la petite balade en mer, il a fallu préparer la ligne, en accrochant les appâts (des tronçons de sardines) aux ameçons. A 8h du mat', quand on a dormi que 2h (levé très tôt pour prendre le bus), c'est rude. la mise à l'eau de la ligne à été assez archaïque, et nous sommes tous retourné dans la petite cabine pour patienter (en dormant!) l'1h30 d'attente avant de la remonter du fond.
Au finale, cette pêche de bric et de broc a été presque miraculeuse! 22 requins pêchés (dont 5 n'ont malheureusment pas survécus), peu de requins abîmés par des myxines, quelques requins d'une autre espèce qu'on à relâché,.... On a fait bien attention à stresser nos bestiaux le moins possibles, et on les a amené tout en douceur vers leur nouvelle maison: notre cuve de 1000 litres.
Et là, un magnifique spectacle s'est offert à nous: tout les requins émettaient de la lumière! Voir ces bestioles bien sympathiques nager dans tout les sens avec le ventre bleu lumineux, ça m'a vraiment rebooster dans l'envie d'en connaître un peu plus sur eux.
En fin d'après-midi, nous sommes rentré à l'appart pour mettre au point un nouveau protocole pour les jours à venirs et pour encoder les données déjà obtenues.

PS: pour ceux qui ne sont pas familiarisé avec l'utilisation des luminomètres, la chambre, c'est une petite pastille de verre, avec un creux au milieux, et dans laquelle on place un morceau de tissus (pour nous: de la peau provenant de régions lumineuses). Le lumino va enregistré la quantité de lumière émise par le morceau de tissus placé dans la chambre.

PPS: j'aurai pu mettre des photos d'aujourd'hui dans ce texte, mais j'ai trop la flemme pour ça. Si vous boulez les voir, c'est ici: http://picasaweb.google.fr/l.berten/NorvGe150408
De plus, je me rends compte que des photos de gros plans de muscles de mâchoire de requin, ce n'est pas forcément ce qui vous intéresse, donc dorénavant je ne metterai plus que les photos "jolies", et plus les "utiles" ;-)

vendredi 11 avril 2008

Vendredi 11: récapitulatif de la journée

Il est 21h32, nous sommes au labo depuis 8h30, nous n'ensommes pas sorties, et nous n'en sortirons pas avant 1h!
Les hommes sont partis dans l'aprèm pour aller chercher des juvéniles pendant aue nous étions en train de relever les données d'une grosse mémêre qui nous a même fait dons de ses embryons (certains étaient encores vivant, tout mimi avec leur sac de vitellus encore accroché au ventre... J'ai des photos, mais pour ca il faudra attendre que je sois à l'appart.
Pour le moment, nous terminons les mesures du troisième requin de la journée (+/- 3h30 par poisson). Les hommes sont déjà à l'appart, il préparent le repas...
Et maintenant, je laisse la place à Marie qui veux vous ddire un mot ;-)

Petit mot de Marie

Såvez vøus que les nørvegiens ecrivent åvec des superbes å å rønds et de superbes ø å bårres,,,
et bien åu låbø, cømme øn s'ennuie un peu vu l'heure tårdive, øn s'åmuse cømme øn peut

ållez je vøus låisse j'åi une månip sur le feu

jeudi 10 avril 2008

Jeudi 10: Enfin notre sujet de mémoire!

Pour ceux qui n'auraient pas compris, les belles images qui apparaissent à l'adresse http://picasaweb.google.fr/l.berten, ce sont les couvertures des dossiers qui contiennent toutes les photos de la journée... Apparement, ça n'était pas évident pour tout le monde ;-) (Il faut cliquer dessus, Jérôme)
Sinon la journée c'est bien passée, nous avons commencé notre sujet de mémoire, à savoir la pharmacologie d'Etmopterus (Marie bosse sur le GABA et moi sur la 5HT pour ceux qui connaissent).
Comme les manipulations prennent en générale 20min (on place un petit bout de peau de requins dans l'appareil de mesure de luminosité, on injecte un agoniste et/ou un antagoniste pour observer les réponses et on attends 20 minutes, le tout répété plusieurs fois, à des concentrations différentes), ça nous laisse le temps d'observer et d'aider Julien dans ses dissections
(Bon, là je l'ai un peu pris en photo par surprise...). Il étudie aussi les forces de morsure théorique d'Etmo, qu'il obtient en introduisant toute une série de mesures prises sur chaque individus dans une équation assez complexe. Comme nous avons pris quelques chimères (voir photo suivante) et d'autres requins dans nos fillets lors des traits de châlut, et que Julien aimerai bien calculer aussi leur force de morsure, Marie et moi sommes retourné ce soir au labo pour le seconder dans ses manipulation (on lui sert de petites mains qui court chercher de quoi nettoyer la table de travail, on lui sert de secrétaire lorsqu'il prends ses mesures, on essaye de penser à toutes les petites choses auquel il ne fait pas attention, du style "merde, où j'ai mis les clés?", "qu'est-ce que j'ai fais des feuilles des données?", "ya personne qui a vu mon scalpel?",...).

J'ai aussi appris plein de trucs: comment on fixe des tissus pour pouvoir en faire des coupes histologiques, comment pipetter correctement (j'ai eut du mal!), et encore pleins d'autres choses, c'est très chouette!

En bref, quelques photos pour vous mettre dans l'ambiance du labo:

  • Attentifs à la courbe de luminosité qui apparaît à l'écrant
  • Marie, captivée par le nettoyage des chambres à luminomètre
  • Dissection d'une grosse mémêre le ventre plein d'oeufs...

mardi 8 avril 2008

En vitesse depuis le labo

Je suis em train de "maniper" comme on dit, et je profite des 5min que prennent mes mesures pour vous tenir au courant de la soirée d'hier ( je précise de suite que c'est un clavier scandinave, donc je risque de me planter dans les accents).
Hier: seconde pêche, peu fructueuse en requin mais riche en beau temps et découvertes. L'après-midi, manip' sur les juvéniles, om commence, Marie et moi, à se rôder aux appareils. Vers 19h elle est restée avec Julien pour maniper tandis que j'ai accompagné le prof pour faire les courses. Le repas du soir était riche en poiscaille (soles et crevettes, les baby lngoustines c'est pour une autre fois...). Ensuite, nous sommes retournés au labo, Julien et moi, pour faire les manipes sur un juvénile mal en point qui n'aurait pas survécu à la nuit. Vers minuit, retour à l'appart pour une loooooooongue nuit de someil réparateur: le petit d`j' n'était qu'à 8h.
Et là, on va avoir fini le 4ème juvénile de la mâtinée, et on va aller manger.
Si j'ai le temps ce soir, je serai un peu plus bavarde, et je mettrai les photos

lundi 7 avril 2008

Les photos... Bis

Pour varier les plaisirs, le diaporama de mon blog ne montrera que les photos du jours. Bien sur, toutes les photos (du jours même et des précédents) restent consultables et visualisable à cette adresse: http://picasaweb.google.fr/l.berten (attention, ce n'est plus la même que celle renseignée hier).
Dans un soucis de clarté, il y aura un fichier par jour (ou par jour de phototage) portant le nom Norvège (date). Bon visionnage!!!

PS: pour aujourd'hui, je me rends bien compte que certaines photos nécessiteraient des légendes, mais j'ai vraiment la flemme de le faire. Tant pis, cela laissera travailler votre imagination ;-)

Lundi 07: les premières pêches

Avant tout, je précise: réveil à 6h pour être à l'arrêt de bus à 6h50, en pleine mer pendant plus de 6h, labo et manip' jusqu'à 21h, souper à 22h... Très dodo! Et demain on remet ça, alors je ne vais pas la faire longue, juste vous tenir au courant des infos essentielles.
Premier jour de pêche donc. Embarquement sous un ciel roseâtre d'aurore, sur le pont du bateau de la station de recherche (25m de long, 3 cabines-couchettes, une kitchenette grand confort: four, plaques électriques, micro-ondes, lave-vaisselle, télévision,...). Aux commandes, deux capitaines (non non, pas de vrai capitaine et de sous-capitaine, ils le sont vraiment tout les deux!). Un très sympas qui dialogue en anglais et une brute épaisse, avec des mains ENORMES et une tête qui fait peur. Lui ne dialogue que par borgborigmes... Voir ne dialogue pas du tout et t'arrache tout des mains lorsqu'il trouve que ça ne va pas assez vite!.
Premier fjord, on largue la longue ligne pour récolter des Etmopterus adultes, puis direction un autre fjord pour un trait de chalut qui devait nous rapporter des Etmopterus juvéniles, des Maurolicus (de tout petits poissons juvéniles) et d'autres joyeusetées. Et le résultats fut au dessus des espérances de Julien, avec 5 juvéniles, 3 Maurolicuses, des soles, des crevettes et des langoustines (le repas du soir que finalement on ne mangera pas, trop fatigués pour cuisiner sérieusement). Retour au premier fjord pour relever la longue ligne. Petite déception, comme nous avons eut quelques soucis pour la placer, la corde (250m de ligne à ameçons qui coule dans le fond + 220m pour remonter jusqu'à la bouée) n'a pas coulée assez vite et s'est emmelée. On a donc été obligé d'interrompre plusieurs fois la remontée, ce qui exposait nos potentiels requins à de la prédation au milieu de la colonne d'eau. Au bout du compte, le résultat n'est pas trop mauvais: 13 adultes vivants, dont une femelle gravide, ce qui nous permettra sans doute d'effectuer quelques mesures sur des embryons. Malheureusement, il y avait aussi quelques requins complètement liquéfiés, bouffé par des mixines. Mais quelle joie à la remontée du premier requin! il a eut droit à toute l'attention de Marie ;-)
Après la pause sandwichs bien méritée, nouveau trait de chalut là où nous avions déjà effectué le premier. 3 nouveaux juvéniles, plus une très grosse sole et d'autres crevettes et langoustines. Le tout était complètement perdu dans une masse d'holothuries, des espèces de gros boudins rouges gluant, soit tout mou, soit gonflé à bloc, qui n'ont ni queue, ni tête (littéralement, mais ce sont aussi des abbérations de la natures). Nous en avons récolter une pleine bassine! (que nous nous sommes empressés de "freedomer" par dessus-bord)

Après cette journée en pleine mer, retour à la station de Bergen, là où nous effectuerons nos manip'. L'arrivée en bateau valait la peine, et le building de HIB (le labo) a de la gueule!
Ensuite: organisation de notre salle de labo, préparation des produits, et première manipulation avec la dissection et analise de la réponse de la luminescence à différent produit d'un juvénile de 25cm... Mais là il est tard, je suis fatiguée, et je vous arconterai plus en détails les étapes de l'étude de notre requin (sans doute un jour un peu moins palpitant que celui-ci...)

dimanche 6 avril 2008

Les photos...

Pour faire plaisir à tous, surtout à ma mamoune (et aussi pour vous narguer un peu avec les superbes vues que l'on a en Norvège, j'avoue), j'ai rajouté dans le coin à droite un diapo forma timbre poste des photos que j'ai prises (ou tout du moins celles que j'autorise à la vue de tous). Pour les voir en plus grand, ou les télécharger, c'est ici: http://picasaweb.google.fr/l.berten/NorvGe
Normalement, ce dossier photo sera mis à jour +/- à la même fréquence que mon blog

Dimanche 06: la longue ligne + le vieux port

Après une petite ballade matinale pour trouver un magasin ouvert pouvant nous fournir du pain, suivi du solide petit déjeuné (oui, c'est tout à fait normal de manger 6 voir 7 tartines, c'est le repas le plus important de la journée. Et les deux autres aussi d'ailleur! ;-) ), nous avons pris le bus en direction d'Espeland, là où se trouve la petite station de recherche en biologie marine (je vous parlerai de la vrai grande station en temps voulu). L'arrêt de bus étant à +/- 2km de la station, nous avons profiter du superbe temps et des très belles vue lors d'une petite marche forcée. A la station, premier kwak de ce séjour: pas moyen d'accéder à la longue-ligne et aux appâts. Ca nous a laissé le temps d'apprécier le Fjord. Je vous laisse juger...

Après moultes tractations téléphoniques pour que quelqu'un vienne nous ouvrir, nous avons découvert ça:Des vieilles sardines qui baignaient dans leur jus (bonjour l'odeur à la première bouffée!). Et de ça, on en a fait une superbe oeuvre d'art!

120 petits bouts de poissons accrochés à 120 petits et moins petits ameçons, le tout accroché à une longue-ligne de 250m de long, que l'on va largue dans le fjord demain pour avoir plein d'Etmopterus... Du moins, on l'espère!

Re-2km de marche, Re-bus, petites courses dans un magasin ouvert 7jrs/7 de 9 à 24h (le pied!). Comme il n'est que 15h30, Marie, Julien et moi décidons d'aller voir le vieux port et ses maisons en bois typiques, classées Patrimoine Mondiale de l'UNESCO.Maman, tu aurais a-do-ré! Plein de petites maisons toutes tordues, croquignolesques à souhait. Et entre les petites maisons? des passages couverts, eux aussi complètement "schieve" avec des surplomb d'où pendent des crochets pour monter des sacs dans les greniers.Après avoir visité le port et nous êtres baladés dans la ville, retour à l'appart où depuis plus d'une heure je vous raconte ma journée, avec Julien qui bosse sur son ordi en nous repassant en boucle la même chanson horripilante. Trop absorbé par son travail, il ne s'en est pas rendu compte. Nous si!

Demain, levés (très) tôt pour aller pêcher nos requin. Mais ça, c'est un autre jour ;-)

Samedi 05: le départ

Après des achats de dernière minute imprumptu (mais elles sont où mes chaussettes???), bouclage limite de la valise.


Direction le parking de Louvain, où le gentil papa de Marie est passé me prendre pour nous conduire à Zaventem. Premières arrivées, nous avons attendu Julien (20 minutes), puis le chef (1h!!!).

Et là, le décompte des valises:
  • Marie: un sac en soute + un sac de cabine + un sac d'ordi = 10 kg ( je n'ai jamais vu un sac aussi petit (et condensé) qui contient autant que le mien!!!) + 6 kg (à sa décharge il contient un lumino (+/- 7000 euro pièce) sougneusement embalé dans ses pulls) + 2kg
  • Moi: un sac en soute + un sac cabine = 14 kg (beaucoup de volume, mais... des bouteilles vides!!!) + 4 kg
  • Mr Mallefet: une valise rigide en soute + une ENORME valise en cabine (taille maximale, je n'aurai plus peur de charger mes bagages cabine maintenant!) + un sac PC= 21kg + 10kg (1 lumino, le matériel photo) + 2 PC
  • Julien: Une maison entière dans un sac en toile (on pourrait y stocker deux ânes mort dedans) + un sac à dos en cabine + un sac d'ordi = 21kg + 4kg + 2kg

Bref, on a bien charger la soute à nous tout seuls!

Zaventem-Copenhague sans encombre, pic-nic à l'escale puis Copenhague-Bergen, avec vue sur un magnifique couché de soleil sur les Fjords (Marie là bien vu... normale, c'était la reclue de l'équipe: à chaque fois, elle était à une rangée où une file différente de nous... Mais on t'aime bien quand même, hein Marie! ;-) ). Arrivé à 21h20 sur le sol norvégien et taxis vers l'appart.

L'appart... Terrible... Design... Cosy... Et grand (sauf pour Julien, qui dort dans la chambre-cagibi)

Pour terminer cette journée, soirée studieuse avec lecture de doc sur le requin puis dodo (dans un lit tout mou!)

jeudi 3 avril 2008

Je réssucite feu mon blog danois!!!

Comme vous avez sans doute pu le constater, mes bonnes résolution de mise à jour régulière de ce blog n'ont jamais tenues...

Depuis, mon aventure danoise s'est terminée (ça fait déjà plus de deux mois), et la "routine" belge a repris le dessus.
Routine? Pas vraiment!!! Depuis que je suis de retour dans ce plat pays qui est le mien, j'ai l'impression de ne pas m'être arrêté une minute. Même ces vacances de Pâques n'en sont pas: j'ai beaucoup de travaux de groupes à terminer de toute urgence parce que demain je pars en Norvège!!!

J'ai donc décidé de ressucité feu mon blog danois pour l'occasion (je l'ai rebaptiser "Laeti looks on the scandinavian side of life").

Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, je pars 2 semaines et demies à Bergen, dans le sud de la Norvège pour pêcher Etmopterus spinax, un petit requin bioluminescent qui vit dans les eaux peu profonde et qui est aussi le sujet principale de mon mémoire de fin d'étude.

Le programme est chargé, avec deux pêches prévues (lundi et mercredi ou jeudi, si je me souviens bien) puis l'étude des individus pêché. Pour cela, nous allons prélevé de petits bouts de peau sur différentes zones du requin, les mettre en contact avec différents produits pharmacologiques et observer (à l'aide d'un luminoscope, appareil mesurant la production lumineuse) quel est la réponse obtenue selon le type et la concentration du produit utilisé.

Je pars avec Marie, une copine dont le mémoire porte aussi sur le Sagre commun (le nom vernaculaire de la bébête), Julien, un doctorant spécialisé dans Etmopterus et Mr Mallefet, professeur de biologie marine à l'UCL et promoteur de mon mémoire.

J'espère que cette fois-ci, j'arriverai à vous tenir régulièrement au courant de mes aventures. Et bien sûr, les commentaires sont les bienvenus!