-16h30: de retour à la maison après une mâtinée au labo qui ne s'est pas déroulée comme prévue, je fais mes dernières petites courses avant de commencer à faire ma valise.
-17h00: les valises sont grandes ouvertes sur le sol de la chambre, le lit est encombré de piles diverses et variées, je me comporte comme une maniaque du sachet zippé (franchement, c'est une super invention les sachets ZipLock, ça permet de trier tout mon petit brol par catégorie: les câbles d'alimentation et de recharge, les médocs, les affaires de bureau, etc), et je joue à Tetris3D pour tout caser correctement dans les valises. Mon problème n'étant pas le volume (avec ma super nouvelle valise rouge qui pèse le poid d'une plume et qui est immense, j'ai de quoi faire), mais la bonne répartition du poids, et le rangement "intelligent" de ce que je prends avec moi (les bouteilles de biere spéciales sont glissées dans les sacs de vêtement pour être protégée, le matos équitablement répartis dans les deux valises (au cas où j'en perd une, je pourrai tjrs bosser), une tenue de rechange et une mini trousse-de toilette dans le bagage cabine, pour éviter de tout ouvrir lors de ma nuit sur Tahiti, etc).
-19h00: les valises sont quasi bouclées, mais en les soulevant j'ai quand même un léger doute sur ma bonne répartition des charges... Et évidement, pas de pèse-personne dans la maison. Jérôme se dévoue pour aller en demander au voisin. Il revient 10min plus tard avec celle des propriétaires. Verdict?
Ben effectivement, ya une problème... D'un côté j'ai 22kg (c'est bon), de l'autre un gros 26 (c'est pas bon). Et de toute façon, 22+26=28, hors j'ai droit à 23+23=26 kilos.
Bon, ben la bouteille de Leffe Blonde va rester en Belgique, ya pas le choix! Remaniement des valises pour une bonne répartition des charges, et j'en arrive à +/- 23 kilo de chaque côté.
-20h00: Douche!
-20h20: J'en ai ras-le-bol de ces valises, j'ai faim, je commence à être de mauvais poil, j'ai pas encore terminer tout ce que ma "to do" comporte, mais là je pète un câble et on va manger un bout à LLN
-20h30: Le "Nul part ailleur" est full, idem pour "l'Emprunte Nomade", pas envie d'un "Doge"... Finalement ce sera une assiette Pita au "Coup de Foudre". Ca faisait longtemps que je n'avais plus manger grec.
-22h30: De retour à la maison avec la conviction que tout est dans mes valises (j'ai eu le repas pour m'en assurer), on décide de le mettre directement dans le coffre, pour éviter de réveiller tout le monde le lendemain matin
-23h30: pas moyen de m'endormir
SAMEDI 12
-4h00: réveil en sursaut: j'ai oublié de prendre note du numéro de l'auberge à Tahiti. Or il faut que je les appellent une fois atterris pour qu'ils viennent me chercher. J'essaye de me rendormir en me disans que si je me lève à 5h30 comme prévus, j'aurai amplement le temps d'aller rechercher l'info sur le net avant de partir.
-5h20: ben finalement j'ai pas réussi à me rendormir, je me lève donc pour vérifier tout ça
-6h10: Jérôme s'est levé, on est quasi près a partir... Avec un peu de chance, la boulangerie sera déjà ouverte, on pourra petit déjeuner avec des croissants frais.
-6h30: ben non, la boulangerie n'est pas ouverte. Tant pis, je m'étais quand même préparée une pita au choco au cas où (mais c'est quand même nettement moins bon qu'un croissant!)
-7h00: il n'y a vraiment personne dans Bruxelles à cette heure-ci un samedi matin!
-7h10: on est arrivés à la gare, mon train part dans une grosse demi-heure. On profite donc de ces derniers moment à deux
-7h30: mon train est sur le quai, mais il y a un petit soucis: il est normalement prévu à 7h42, et c'est ce qui était indiqué sur le panneau d'affichage général. Sauf que sur le quai, il est indiqué à 7h45, et le n° de train sur mon billet ne correspond pas au n° du train. Ca a l'air de beaucoup inquiété un couple de retraités qui nous prend à parti plusieurs fois pour comprendre ce qui se passe. Moi, personnellement, j'en sais rien, mais comme le train va à Paris-CDG, ça me convient, donc je monte dedans (mais bon, ils ont quand même réussi à me stresser un peu ces casses-pieds).
-7h45: le train viens de démarrer, je quitte la plateforme où j'étais restée pour dire au revoir à Jérôme et je vais m'assoire à ma place
-7h46: chiotte, les casses-pieds sont juste devant moi, en train de râler pour tout et rien
-9h30: le trajet en train s'est bien passée, j'arrive à l'aéroport de Paris Charles de Gaule. Parfait, mon vol est dans deux heures
-9h35: je suis au terminal 2C, comme indiqué sur le grand panneau d'affichage général, mais je ne trouve pas mon bureau d'enregistrement...
-9h36: normal, je me suis plantée de terminal, il faut que j'aille au 2A qui est.... à l'exacte opposé!
Bon, ben on est partie pour une traversée au pas rapide de l'aéroport
-9h45: ça y est, j'y suis... mais la file devant moi est longue, très longue
-10h30: depuis une grosse demi-heure, les écrans situés au dessus des guichets indiquent que l'embarquement se fait porte A41 à 10h30, c'est à dire maintenant!
Je n'ai pas encore atteins la moitié de la file.
Non, je ne stress pas du tout!
-10h45: c'est enfin mon tour. J'en peux plus, j'ai faim, soif et j'ai envie de faire pipi! Lorsque je donne mon billet électronique à l'hôtesse, elle laisse échapper un petit "Oh non" avant de crier à son collègue situé deux guichets plus loin "j'ai besoin d'une place jusque Papeete!". Quand je lui demande ce qui se passe, elle me dit que le vol est complet pour cause de surbooking et me propose de prendre le vol suivant le lendemain matin, avec frais d'hotel et de restaurant remboursés, plus compensation financières de 300€.
Je n'ai aucune envie de poireauter 24h à l'aéroport, et décline son offre... Entre-temps une place à été trouvée, mais l'imprimante refuse de sortir la bande autocollant pour l'identification des bagages. L'hôtesse s'énerve, bousille plusieurs impression en tirant dessus comme une acharnée alors que la machine à visiblement bourré. Mes bagages sont un peu lourds (22,9 et 24,2kg), mais ça passe sans problème.
-11h00: j'arrive au contrôle de sécurité. La file est longue là aussi, mais il semble que ça avance vite. Devant moi une Américaine me propose de la dépasser, parce qu'elle sait déjà qu'elle va prendre du temps (ceinture, longues boucles d'oreilles métalliques et bottinnes à lacets!), je la remercie et on discute un peu le temps que ce soit mon tour
-11h15: j'ai rejoins ma porte d'embarquement et je cours aux toilettes (file là aussi) histoire de me vider la vessie et de me rafraichir un peu avant le décollage. C'est là que j'entends la voix de l'hôtesse qui nous avertis que "Air Tahiti Nui invite maintenant tous ses passager à embarquer"...
le timing est parfait! Mais je n'aurai pas eu le temps de me poser une seconde depuis que je suis arrivée à l'aéroport il y a deux heures.
-11h20: Super, j'ai une bonne place dans l'avion: juste au milieux des ailes (moins de turbulences), côté couloir pour pouvoir me dégourdir facilement les jambes (2 sièges côté fenêtre, 4 sièges centraux, 2 sièges de l'autre côté fenêtre. J'ai le dernier des 4 sièges), pas trop loin des toilettes.
Papa, t'as vu? C'est des places pour des "grandes jambes"
-11h20 et quelques secondes: Je réalise soudain que c'est à côté des places "voyageurs avec bébés"... C'est un peu la loterie, je risque de me retrouver à côté d'horrible monstres hurlants. En plus, l'avion est blindé comme un oeuf, il n'y a plus une seule place assise.
Les 11 prochaines heures risquent d'être folklo!..
Parce que oui, mon vol va durer près de onze heures trente, mais ça se sera pour plus tard, mine de rien ça prend du temps de vous écrire mon épopée! Alors rdv demain pour la suite du voyage.
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