-6h00: je me réveil à cause du soleil, j'essaye de me rendormir (mes oreilles bourdonnent toujours, elles bourdonneront toute la journée mais j'ai la flemme de vous l'écrire à chaque fois)
-7h00: pas moyen de retrouver le sommeil... je me lève
-7h30: petit déjeuner dans la salle de restaurant de l'auberge. À côté de moi, une famille anglophone avec deux gamines blondes à la peau blanche laiteuse... J'espère que leur maman les couvrira bien de crème solaire!!!
Le repas est composé de baguette, de confiture de je sais pas trop quoi (papaye peut-être), de beurre et de café. Je fais une festin et doit tuer plus d'une baguette! Pendant que je dévore, on m'apporte une assiette de morceaux de mangue. Apothéose du petit déjeuner!
-7h40: Tracy, la maman de la famille me parle, je suis obligée de lui faire répéter, toujours ce maudit "casque" sur les oreilles! Ce sont des canadien de la côte ouest, en vacance en Polynésie pour 3 semaines. Ils sont content d'apprendre que je me rends à Moorea, puisque c'est leur destination du jour, et me propose de partager le taxis de l'auberge pour aller jusqu'aux quais. Ils sont sympa, les gamines (Viviane et Eveline) sont calmes, j'accepte.
-8h15: je retourne à la chambre pour rassembler mes affaires, puis je vais payer à la réception. La nuit était à 7500 CFP, le petit dej à 800 CFP et le trajet vers les quais à 1500 CFP, mais partagés avec la famille canadienne. La patronne m'annonce une note de 9000 CFP (72€), ce qui veut dire qu'elle m'a généreusement fait cadeau de... 50 CFP (40 centimes d'euro)!
-8h30: je charge mes valises dans le coffre, et aide la famille à faire de même avec les leurs. On ne peux pas vraiment dire qu'ils voyagent léger: deux valises encore plus grosse que la mienne, deux sièges auto pour les bébés, la poussette, etc!
-8h50: on arrive au bateau, et je file avec Marcus (le papa) acheter nos billet. Je prend directement un carnet de 10, puisque je pense bien aller deux ou trois fois sur Tahiti pendant cette mission. Et puis comme ça j'en ai pour dépanner les stagiaires si il faut.
Une fois les billets en main, on va déposer nos valises auprès du responsable, pour ne pas avoir à les gérer pendant la traversée
-9h10: on embarque. Viviane, l'ainée des gamines, à enfilée son gilet de sauvetage, elle était persuadée d'aller sur une petite barque, elle est toute perdue sur l'Aremiti 5, le gros catamaran qui fait la liaison Tahiti-Moorea en trente minutes.
-9h20: le bateau a démarré, les enfants sont surexcitées et s'amusent à courir sur le pont du bateau. Elles passeront les 30minutes de la traversée comme ça, sous le regards amusé de leurs parents. La plus jeune (Eveline) est tellement excitée qu'elle communique par petits cris. Sa maman la réprimande en lui disant "use your words, honey, use your words to communicate", et la gamine lui répond alors avec de vrais mots. J'ai trouvé ça sympa, que les parents demande gentillement au enfants de communiquer correctement, sans gagatiser ou essayer de répondre pour eux.
-9h45: le bateau arrive à quais, j'aide Marcus et Tracy à récupérer Viviane et Eveline, et on descend sur la terre ferme
-9h46: Héloïse (doctorante au Criobe, qui était arrivée lors de mon premier séjour) et Sophie (étudiante en Master2 à l'UCL, que j'ai rencontré quelques fois avant le départ) sont venues me chercher avec le PickUp du centre. J'aide Marcus et Tracy à récupérer leurs valises, je leur indique le magasin de voiture de location, et leur souhaite un bon séjour.
-9h50: je me délecte de la vue qu'offre Moorea (rien n'a changé: ciel bleu, sable blanc, lagon turquoise, montagne verdoyante), et me mets à jour auprès d'Héloïse des ragots et autres petites histoires croustillante concernant la station
-10h10: j'arrive au Criobe et prends possession de ma chambre. Bonheur!!! Je ne suis plus dans une chambre de 4 personnes, à moitié délabrée, mais dans une VRAI chambre, avec une VRAI salle de bain ("avec un douche fermée par une porte" comme dit Sophie). Il y a deux lits, le deuxième étant occupé par Laetitia, une chercheuse de Perpignan qui vient régulièrement passer quelques mois en Polynésie pour effectuer ses relevés sur le terrain... Mais comme elle s'est loué un petit fare (maison), elle ne loge au centre que lorsque ses expériences le nécessite, c'est à dire moins d'une fois par semaine. En journée, elle n'est dans la chambre que pour la sieste d'après terrain, ou pour prendre sa douche. J'ai donc une chambre de deux pour moi toute seule la plupart du temps :-)
C'est juste sous les toits, et je m'attendais à étouffer en plein après midi, mais ça reste plus que très très supportable! Et puis de toute façon, j'ai la clim dans la chambre (luxe ultime, même si pour le moment il n'est pas nécessaire de l'enclencher), et il y a un frigo sur le palier pour que les locataires de ce bâtiments puisse y ranger leur biens. En fait, ces chambres sont généralement réservées aux chercheurs qui viennent pour la deuxième fois, ou qui sont "importants". La plupart du temps, les stagiaires restent cantonnés aux chambres dortoirs...
Bon, par contre, il y a (comme toujours) un revers à la médaille: comme ma chambre est au premier étage, et situées relativement loin des canalisations principales, ben 7 fois sur 10 ya pas assez de pression pour que l'eau arrive jusqu'à nous (et c'est toujours quand j'ai les mains bien enduites de savon liquide que je m'en rends compte!). Donc parfois je suis obligée d'aller me doucher dans la douche commune du Criobe, là où je n'ai jamais réussi à faire fonctionner le chauffe-eau!
-10h30: les valises sont vidées, je pars faire le tour du centre pour dire bonjour. Comme on est dimanche, il n'y a qu'un permanent d'astreinte: Martin, qui est nouveau au Criobe et que je ne connais pas encore. En plus, la plupart des stagiaires sont partis se balader dans la montagne. Et David est sur le terrain avec Kevin et Villiame, ceux que je connais. J'ai quand même l'occasion de croiser Serge, le directeur, qui ne manquera pas de me charrier sur la situation en Belgique (faut dire que se foutre de la gueule des Belges est un peu son sport favori... Une fois qu'on sais ça et qu'on en fait abstraction, il est sympa!)
-11h00: je prends possession du bureau de "Julie maman", une permanente qui à pour habitude de gérer la vie sociale à la station. Mais comme elle est en mission d'observation de la faune des Gambier, j'ai le droit de m'installer à sa place
-12h30: David, Villiame et Kevin sont de retour, et le repas est servi. J'aurai donc l'immense chance de déguster de "délicieux" steaks hachés avec des pâtes et des petits pois (certaines choses n'ont pas changées au Criobe!) tout en discutant avec eux...
-16h00: on décide de partir en vélo à la plage publique avec Sophie et Fadri, un étudiant japonais en master qui bosse sur la génétique de population de homards. Finalement on partira à pied, trop compliqué de trouver des vélos opérationnels!
-17h00: la ballade était agréable, et l'eau (bien qu'un peu froide) nous a fait beaucoup de bien. J'en profite pour tester mon nouvel appareil photo étanche et m'amuse à traquer les poissons.
(non parce que des jambes, c'est rigolo un moment, mais c'est pas super exhalant non plus, je le comprend bien)
-18h30: le soleil est sur le point de se coucher, on rentre
-20h00: Tout les stagiaires se retrouve sur la terrasse de l'appartement de Serge, pour un festin de homars. Il y en a 42, et nous sommes 15!!! Le pourquoi de ce souper extra-ordinaire? Fadri, pour les besoin de ses recherches, achète ses échantillons auprès de pêcheurs. Or il ne prélève qu'un tout petit bout de queue! Elles ont donc terminées au BBQ...
-Minuit: les reliefs du festins sont nettoyés, la terrasse de Serge nettoyée (même si elle va sans doute puer le crustacé pendant quelques jours, vu les projections diverses qu'elle à subit pendant le repas. Bref, je vais me coucher...
Et voilà, s'en est fini du résumé de mon périple. Vous trouverez toutes les photos (de J0 à J+1) ici (il y a même quelques vidéos sous-marines, j'espère que vous pourrez les visionner).
A partir de maintenant, je vais essayé de suivre le rythme d'un poste par semaine, le dimanche. Et peut-être que j'aurai le temps de vous écrire plus souvent? Qui sait...
A dimanche! (Hum, c'est dans deux jours, ça ne me laisse pas des masses de temps avant pour rédiger les petites nouvelles...)
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